Confusionnisme et déviationnisme

Le spectre du confusionnisme hante le Web. Les idéologues gauchistes, apeurés, assistent impuissants à son essor. Certains en font une obsession, d’autres minimisent le phénomène. Certains, enfin, refusent de le regarder en face. Pourtant, depuis quelques mois, tout ne tourne plus qu’autour de lui… Grande réussite pour un mouvement d’idées sans chef, sans doctrine, sans but, sans consistance, sans rien. Le confusionnisme est devenu incontournable, alors même que bien rares sont ceux capables de le définir ! Essayons de faire un effort dans ce sens. Le confusionnisme est le fait d’appuyer des raisonnements de gauche par des raisonnements émis par des auteurs qui ne sont pas de gauche (et qui, pour la plupart, proviennent de l’extrême-droite). In fine, le confusionnisme, c’est confondre sa droite et sa gauche, avec la conséquence logique de servir ceux qui prétendent que la gauche et la droite relèvent de la même logique… C’est-à-dire la frange la plus réactionnaire de la droite. Les auteurs et politiciens cités par les confusionnistes sont d’une grande variété, et ne peuvent pas tous être classés sous l’étiquette fasciste, même si la majorité font partie de ce que l’on appelle le conspirationnisme. On peut citer, en premier lieu, le démarchiste Étienne Chouard, les antisionistes radicaux Michel Collon et Thierry Meyssan, les souverainistes François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan, et, pour finir, les inénarrables compères Dieudonné et Alain Soral. Quel est le point commun entre ces auteurs, très différents, et aux opinions politiques parfois opposées ? Ceci : une opposition féroce à la mondialisation libérale, à l’impérialisme américain, à l’Union européenne, à l’État d’Israël. Or, une personne assez naïve du point de vue idéologique, mais véritablement de gauche, trouvera très vite un certain nombre de convergences avec ces personnages-là. Nous touchons ici le nœud du problème : la dépolitisation. Nous allons y revenir.

Prenons quelques exemples concrets. Il n’est pas rare, sur twitter ou ailleurs, de voir des comptes estampillés Front de gauche citer Asselineau ou Meyssan. La première fois, on laisse passer. La deuxième fois, on tique. La troisième fois… Et que dire lorsque cela se produit plusieurs dizaines de fois ? Alors, le militant de gauche un tant soit peu zélé tente d’expliquer le problème au fautif. Et se heurte très vite à un problème de taille : manifestement, son interlocuteur n’a ni la culture politique, ni la culture historique, ni même le bon sens pour dissocier la gauche de la droite. Cette prise de conscience est vertigineuse : d’un coup on comprend pourquoi certains peuvent voter FN au premier tour d’une élection, puis PS au second (ou l’inverse) sans sourciller, sans se poser le moins du monde la question de leur cohérence intellectuelle et pratique. Que l’on puisse citer tour à tour Jean-Luc Mélenchon et Étienne Chouard n’est pas rédhibitoire. Chouard s’avance assez peu sur ses prises de position politiques, et il faut chercher le détail de ses compromissions (notamment avec Soral) pour révéler toutes les facettes du personnage ; il est donc facile, au premier abord, de le prendre pour quelqu’un de franchement gauchiste. Plus inquiétant est François Asselineau. Tout de même, un ancien collaborateur de Charles Pasqua, Philippe de Villiers et même Paul-Marie Coûteaux peut difficilement passer pour un homme de gauche. Mais certains le citent sans réflexion, car l’homme est franchement anti-européen et anti-américain. Et, bien sûr, le pire est atteint lorsque l’on voit passer des citations d’Alain Soral. La rhétorique du personnage est assez claire : « gauche du travail, droite des valeurs », « talmudo-sionisme », « satanisme sabatéen et frankiste », etc. Il suffit d’y réfléchir quelques instants pour comprendre que Soral se place dans la lignée de l’extrême-droite réactionnaire la plus classique, avec plusieurs éléments de socialisme nationaliste. Mais le plus pernicieux est sans doute Dieudonné : son succès d’humoriste, réel, peut difficilement être minimisé. Plusieurs de ses expressions, en premier lieu le fameux « glissage de quenelles » sont en passe de rentrer dans la culture populaire. D’une part, cela permettra peut-être de diluer leur origine néfaste dans le langage familier, mais cela marque d’autre part la victoire indéniable d’un homme qui s’est toujours réclamé du peuple face aux élites « sionistes »…

Lorsque quelqu’un cite sans complexes Asselineau, puis vote Front de Gauche, il y a une difficulté. C’est bien pire lorsqu’un libertaire avoue avoir lu, et apprécié, l’intégralité des écrits d’Alain Soral. Ou qu’un jeune socialiste avoue son scepticisme devant les récits des attaques du 11 septembre 2001. On pourrait multiplier les exemples, car les exemples sont réellement nombreux. Tout ceci est la marque de l’effondrement de la culture politique. Depuis le début des années 1980, l’idée même de changement de société a progressivement disparu de l’ensemble des pays occidentaux, remplacée par une acceptation maussade de l’ordre social existant et par une immense perte de foi dans le politique. Les affaires de corruption dans les années 1960 et 1970 étaient pourtant légion, mais elles n’avaient pas le même impact qu’aujourd’hui. De nos jours, la classe politique n’est plus vue que comme une oligarchie incontournable, qui décide pour le peuple sans que celui-ci ait vraiment les moyens de l’influencer. Partant, cette déception vis-à-vis du politique a conduit une bonne partie de l’électorat à ne plus s’intéresser aux affaires de l’État, restant simplement dans le champ des préoccupations quotidiennes : pouvoir d’achat, impôts, chômage. La bourgeoisie a très bien compris le parti qu’elle pouvait en tirer, et a fait tonner sa propagande individualiste, relayée par les gouvernements Reagan, Thatcher… et même Fabius. D’une manière très simple, les gens ont été encouragés à s’occuper de leurs affaires, et seulement de leurs affaires. On leur faisait miroiter qu’en agissant ainsi, la société irait bien mieux. De bonne ou de mauvaise grâce, le peuple a obtempéré, et s’est occupé de ses affaires, d’où un désintérêt quasi-total pour les organisations de masse, les partis, les syndicats, les associations (qu’elles soient cultuelles ou laïques). La conscience de classe a ainsi totalement disparu, sauf pour une seule classe : la bourgeoisie, comme le montrent amplement les ouvrages du couple Pinçon-Charlot.

A partir du moment où une bonne partie de la population ne s’intéresse plus à la politique, où les organisations de masse se sont effondrées, la dépolitisation est devenue l’une des caractéristiques de l’époque. Le mouvement s’est accéléré depuis la chute du Mur. Depuis, la formation politique n’existe plus que dans certains partis politiques, et encore, celle du PS et de l’UMP laissant franchement à désirer. Donc, pour ceux qui veulent se pencher sur les affaires du monde, il ne reste plus que l’autodidactisme, et plus précisément l’autodidactisme par Internet. Or, si Internet est sans doute ce que l’on peut trouver de meilleur du point de vue culturel dans le monde moderne, cet outil est extrêmement dangereux pour le novice. Et pour cause : impossible de savoir qui sont réellement les auteurs du discours politique que l’on trouve sur le Web. L’extrême-droite l’a bien compris, et depuis longtemps. L’anonymat leur permet de frapper et frapper encore, d’occuper l’espace. Le néophyte, dans ces conditions, croise beaucoup plus les opinions d’extrême-droite que celles de gauche sur le net. Il est souvent incapable de les reconnaître au premier abord. C’est dans un second temps qu’il rencontre les auteurs confusionnistes. Ils apportent des arguments précis, ont des démonstrations convaincantes, ont des solutions semble-t-il viables ; il ne lui en faut pas plus. Parallèlement, il arrive qu’il soit conquis par le verbe de Jean-Luc Mélenchon, ou qu’il soit férocement antisarkozyste. Il ne voit aucune antinomie entre le Front de gauche et Thierry Meysssan. Le mal est alors déjà fait.

Que faire face à ce phénomène ? Nos options sont limitées. Faire la leçon à ces gens-là leur paraîtra légitimement comme d’une rare condescendance, de celle qu’ont les curés rouges pour la piétaille, et sera enfin contre-productif. Mais ne rien faire serait encore plus nocif ! Laisser se répandre de telles opinions nous conduit vers l’abîme, car l’idée qu’il n’y a aucune différence entre la droite et la gauche n’a jamais profité à la gauche, mais toujours à la droite. Quelles sont nos options concrètes ? La recherche-dénonciation est ce qui est le mieux prisé dans notre camp : faire une revue de détail du discours d’une personne donnée sur un réseau quelconque (twitter ou facebook), pour pouvoir la dénoncer publiquement si ses propos sont douteux. Cette approche est très utile en ce qui concerne les sous-marins de l’extrême-droite, mais elle a ses inconvénients. C’est en effet une technique d’une extrême violence morale, qui s’apparente carrément à un procès public. Or, la tentation est grande pour beaucoup de s’en servir non seulement contre ceux qui sont soupçonnés de fascisme, mais également contre l’ensemble de leurs adversaires politiques. C’est ainsi que twitter, depuis quelques mois, navigue d’oukases en excommunications, diluant ainsi ce que ces initiatives avaient pu avoir de bénéfique dans le passé. On peut le voir dans ce fameux article paru récemment, qui a le mérite de poser de véritables questions de fond et de citer des exemples indéniables, mais dont la formulation peut faire penser que l’auteur poursuit un but politique au-delà de la simple dénonciation du confusionnisme. Ceci explique pourquoi je ne participe jamais à ce genre d’enquêtes, même si je reconnais volontiers leur utilité, lorsqu’il y en a une.

J’en viens d’ailleurs à un autre problème : l’inculture politique frappe non seulement les victimes de la rhétorique fascisante, mais aussi ceux qui s’échinent à la dénoncer. C’est ainsi que l’on voit fleurir ces derniers temps d’innombrables références au concept de « rouge-brun ». Je conteste l’existence même de ce concept. Soit on est rouge, soit on est brun. C’est de la logique aristotélicienne pure : quelque chose ne peut pas être autre chose qu’elle-même ! C’est la conséquence, à mon sens, d’une méconnaissance profonde de ce qu’est le fascisme : ce dernier contient par définition des éléments de socialisme, mais ce n’est pas pour cela qu’il peut être de gauche. Le nazi-maoïsme était nazi avant d’être maoïste. On trouve ainsi des exemples extrêmes, comme celui-ci. Il y a d’ailleurs quelque chose d’assez malsain de voir des militants sans doute sincères reprendre sans aucun recul des épithètes staliniennes directement tirées de la Pravda, de l’Humanité de 1929 ou de l’Histoire du PC (b) d’URSS, et ce simplement pour régler des comptes politiques. Ce genre d’excès est marginal, mais inquiétant : à ce compte-là, l’ensemble de la gauche de la gauche est fasciste, moi y compris. Un effort de définition est absolument indispensable pour éviter ce genre d’écueils. Il faut donc savoir qui est son ennemi, mais le problème est que personne ne sait vraiment qui il est…

Comment lutter contre le problème ? Comme pour tout le reste, je pense que la seule solution réside dans le long terme. On me dira que l’urgence est là. Je répondrai qu’il est trop tard pour réagir. Il y a deux types de confusionnistes sur le Net : des gens sincères, mais aux opinions désaxées, et des fascistes déguisés. Seuls les premiers nous intéressent. Ils sont récupérables, à condition d’être séduits par notre discours. Et pour ce faire, il faut bâtir un véritable espace internet de la gauche radicale, multimédia et séduisant ; tirer les leçons de ce qu’a fait le Bloc identitaire ou le Front national par le passé, avec des myriades de sites ergonomiques et esthétiques au service exclusif de leurs idées, abordant tous les thèmes qui les intéressent. Utiliser les vidéos en ligne et le streaming avec intelligence (c’est-à-dire ne pas se contenter de balancer une conférence d’1h30, pour s’étonner après que personne ne la regarde), et surtout être présent sur tous les supports. Il faut enfin faire porter l’accent sur la cohérence du discours. Le néophyte en politique n’est pas un idiot, il manque juste de références. Il comprendra de lui-même si sa position est cohérente ou non s’il dispose des clés nécessaires. Voilà, je pense le travail à faire. Ce sera long et difficile, et nous n’avons pas le temps. Seulement, les ripostes ponctuelles ne nous ont jamais réussies. Il est temps d’essayer autre chose.

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87 réponses à Confusionnisme et déviationnisme

  1. Même si je ne suis pas à 100% d’accord avec toi sur certaines choses , je ne peux que plussoyer sur la conclusion et ce sur ce que tu signales comme solution.

  2. Parasite dit :

    Bonjour,

    Étant l’auteur de l’article cité ici "le front de gauche et l’extrême droite, une histoire d’amour", je tiens à apporter une petite précision sur le supposé "but politique" de ce billet. Je n’ai pas vu ni en l’écrivant ni en le publiant ni aujourd’hui de but autre que tirer le signal d’alarme. De donner de la consistance à ceux qui en interne au FDG tentent de "clarifier" ces lignes et d’empêcher ses dérives osons le mot "rouges-brunes".

    Parasite

  3. Parasite dit :

    Bonjour,

    Étant l’auteur de l’article cité ici "le front de gauche et l’extrême droite, une histoire d’amour", je tiens à apporter une petite précision sur le supposé "but politique" de ce billet. Je n’ai pas vu ni en l’écrivant ni en le publiant ni aujourd’hui de but autre que tirer le signal d’alarme. De donner de la consistance à ceux qui en interne au FDG tentent de "clarifier" ces lignes et d’empêcher ces dérives osons le mot "rouges-brunes".

    Parasite

  4. @Socialisme Critique : j’ai approuvé son billet, et je comprends le titre. Ne vois pas le mal où il n’est pas. Sa provocation était utile et nécessaire. Faisons le ménage dans nos rangs. Comme tu le dis fort justement, à la suite de Thierry, la dépolitisation explique bien des choses. La réduire passe par notre travail commun sur le sujet, sur le fait de montrer et démontrer les filiations existantes entre les conspis et autre chouardisants et l’extrême droite. Tous ceux qui suivent ce genre de théories ne sont pas conscients de cela, il nous appartient de le faire savoir, encore et encore. Travail de salubrité intellectuelle publique.

  5. Dulahan dit :

    Bon article. Pour avoir moi-même à mon grand dam participé de la Confusion au cours de mon auto-formation politique et avoir mon lot de connaissances qui en sont restées là, je salue l’analyse de fond du phénomène. Et je confirme que ce ne sont guère les procès politiques qui m’ont alors permis d’en sortir, mais plutôt l’apprentissage progressif de l’analyse critique vis-à-vis de mes lectures.

    • Content de voir que ça plaît! Voudrais-tu développer sur ton expérience personnelle? Cela m’intéresse.

      • Dulahan dit :

        Je me suis interessé vers 2010au discours de Chouard sans y regarder de trop près. Jusqu’au jour où à la faveur d’une période d’inactivité, je me suis mis à remonter le fil de ses écrits et de sa parole. Force fut de constater que plus j’y regardais, plus le malaise montait, sans trop que j’arrive à mettre précisément le doigt sur ce qui me gênait. Le déclic qui m’a fait sortir de son impasse fut l’émission qu’il a fait avec Ana Neskovic chez Arrêt sur Images, où j’ai compris quel était fondamentalement son problème à mes yeux : il ne sait tout simplement pas hiérarchiser où remettre en contexte l’information qu’il accumule, ce qui fait que pour lui tout se vaut en terme de sources, avec les conséquences très fâcheuses que je comprends maintenant.

        Je dirais que la principale arme du confusionnisme, c’est de noyer le néophyte ayant soif d’une culture politique différente de celle servie à la télé sous un déluge d’information hétéroclite, du genre qui ne se digère pas dans le temps que celui-ci est à même de consacrer à démêler l’écheveau pour y trouver ce qui cloche. En cela il est très efficace, car quand bien même le lecteur non averti tomberait sur un discours critique vis-à-vis de son nouveau prescripteur, son premier réflexe sera de rejeter celui-ci sans nuance dans la supposée pensée dominante…

        • Je rejoins totalement ton analyse, notamment sur Chouard. C’est excellent d’avoir réussi à tirer ces conclusions, très justes, alors que tu appréciais cet auteur. J’irai un peu plus loin: le problème principal de Chouard, c’est qu’il est lui-même confus. Il ne sait pas où se placer, ce qui augmente l’illisibilité de son discours. Je ne pense pas que l’on puisse le mettre sur le même plan qu’un Soral, qui lui précise clairement qu’il vote Le Pen.

          • Dulahan dit :

            Oui, clairement je ne mettrais pas Chouard sur le même plan que les autres cités, car pour se planter gaiement, lui le fait je pense de bonne foi. Je continue d’ailleurs à jeter un œil sur son site, mais c’est plus pour aller y piocher une lecture (dont j’aurais croisé au préalable les réceptions) dans la bibliothèque dont il se gargarise que pour regarder comment il l’intègre à ses tentatives…

  6. Mndkpf dit :

    "D’une manière très simple, les gens ont été encouragés à s’occuper de leurs affaires, et seulement de leurs affaires. On leur faisait miroiter [...] comme le montrent amplement les ouvrages du couple Pinçon-Charlot."

    Pourrais-tu développer sur ce passage ou au moins me rediriger vers des ouvrages, articles traitant de ceci ?
    Merci par avance !

    Très bon billet, comme toujours !

  7. Ping : Yes ! Sus aux p’tits gris ! A bas les #conspis ! | les échos de la gauchosphère

  8. Le Boltanski, c’est un vrai boulot, tout de même! Je l’ai attaqué tout seul, le crayon à la main, me donnant la contrainte de comprendre ce que je lisais avant de poursuivre. Je ne l’ai pas fini, mais ma conclusion provisoire est: il vaudrait bien une UV à lui seul. Merci pour le lien vers Bourdieu. J’y vais de suite.
    Bonsoir à touTEs

  9. Tom dit :

    Pour les historiens et politologues le concept "rouge-brun" désigne très concrètement les nationaux-révolutionnaires au sein de l’extrême-droite. Il n’empêche qu’il existe des ponts logiques entre les rouges et les bruns et le confusionnisme y contribue largement. A moins qu’il n’en soit que le résultat. Ce que je pense.

    Sur la popularité de l’expression "glissage de quenelle", c’est déjà trop tard je le crains.

    • C’est une expression trop vague, que l’on utilise trop volontiers, et presque jamais d’ailleurs pour qualifier les NR! Il est d’ailleurs symptomatique que personne n’ait utilisé ce vocable pour qualifier Troisième Voie et les JNR, lors des débats récents.

    • j’ai été terrifié dans un article de slate d’ailleurs de voir la popularisation de la culture dieudo (footballeur pro recevant une quenelle d’or, candidats de tv réalité etc…)

  10. EX-CE-LLENT billet! Je me lamente sur nombre de sujets du problème de confusion politique qu’on trouve un peu partout et pas que sur le web.On voit d’ailleurs que rien en matière de culture politique ne remplace entièrement un mouvement ou une organisation

  11. Marx qui considérait que Balzac était le plus grand écrivain de tous les temps ou qualifiait Napoléon Ier de génie ("18 Brumaire de Louis Bonaparte") était-t-il confusionniste ? #JeDemande

    On me dira que je ne suis pas Marx et je répondrais que, contrairement à ce qui se dit sur moi, j’ai généralement peu de sympathie pour Soral.

    • Curieux que tu le prennes pour toi, alors que je ne t’ai pas cité dans cet article. Tu me répondras certes que j’ai linké un billet que parle de toi, mais c’est quand même une justification un peu faible.

      • Je me dédouane avant qu’on m’attaque, ma vraie remarque est celle sur Marx.

        • Alors on pourrait répondre que Marx n’a jamais approuvé en bloc ni Balzac ni Napoléon; il connaissait très bien les opinions réactionnaires du premier, et a accusé le second d’avoir créé, avec le Code civil, les conditions du développement de l’exploitation bourgeoisie. Mais ce n’est pas une très bonne comparaison; si l’on prend comme exemple la période de 1852, il faudrait chercher quels sont les auteurs de l’époque qui se sont opposés à Louis-Napoléon. Marx n’a jamais cité les opposants légitimistes au Second Empire, qui pourtant avaient des positions en commun avec lui, pour la simple raison que, pour lui, ce sont les deux côtés d’une même médaille.

          • Il est évident que Marx n’a jamais approuvé en bloc ni Balzac ni Bonaparte. Sauf que là où je voulais en venir :
            1/ Il fait quand même l’éloge d’un auteur réac’ (et notamment de sa critique sociale) qui lui est presque contemporain, tout en sachant qu’il est réac’.
            2/ Il utilise Napoléon Ier (qu’il voit comme celui qui a achevé la féodalité et terminé la Révolution française) pour critiquer Napoléon III, ce qui aujourd’hui reviendrait à utiliser de Gaulle pour critiquer Copé (ce qui n’est pas si idiot).

            Pourtant, il serait idiot de voir en Marx un réac’ comme Balzac ou un bonapartiste.

      • radtransf dit :

        Pour le coup, le camarade Kevin s’est assez fait traité de confusionniste (au mieux) (ou de rouge-brun (au pire), pour se sentir visé par n’importe quel billet sur le thème. Même s’il n’est pas cité.

  12. Je pense par contre que Mélenchon participe au confusionnisme. Spyons clair: il ne l’est pas lui-même. Mais en utilisant la question de la souveraineté au moins autant que l’internationalisme voire davantage, en parlant bien plus de peuple que de classe, on se retrouve dans cette situation chez certains. A ce propos, le communisme, la sociale-démocratie (quand elle est structurée intellectuellement) l’anarchisme (même si quelques courants minoritaires dérivent trop en réaction par rapport à la laicité) et le troskysme sont des écoles structurées par des pensées fortes. Nombre de militants qui se situent dans le champ de la radicalité sans avoir une structure venue d’une de ces écoles sont donc souvent fragilisés doctrinalement et donc susceptibles de confusionnisme, l’espèrance révolutionnaire étant parfois remplacée par l’aigreur.

    A bientôt

    • Si on part de ce point de vue, alors toute la classe politique, hormis LO et le FN, participe au confusionnisme: le PS car il a placé dans son gouvernement un apôtre de la démondialisation sans pour autant avoir clarifié sa position à ce sujet, l’UMP car Sarkozy a prétendu revenir sur les accords de Schengen après avoir ratifié tous les traités européens, l’UDI pour les dernières sorties du maire de Cholet, et l’on pourrait multiplier les exemples.

      Je pense pour ma part que le confusionnisme proprement dit reste celui qui veut mêler discours d’extrême-droite et discours de gauche.

      • Stigmata88 dit :

        Je suis tombé sur un article très étoffé sur le nationalisme, l’internationalisme et la gauche.
        http://www.lagauche.com/lagauche/spip.php?article208

        De ce que j’en ai retenu, c’est qu’il y a une étape indispensable à recouvrer la souveraineté nationale (thème de Mélenchon et du FN).
        C’est pour cela que la gauche défendra la Palestine ou l’indépendance de l’Algérie.
        Il parle souvent de l’internationalisme du PG pour justement éviter le "rapprochement avec les sociaux chauvins" (comme Dupont Aignan) de ses propres mots

        Hollande était largement à gauche de Dupont avant d’être élu. L’aliénation par le pouvoir et l’argent a encore un bel avenir.

        • non dit :

          Il n’y a qu’un truc qui me fait adhérer a l’idée que l’ont peut (et devra peut etre) en passer par la nation c’est qu’il s’agit de réalité concrète et de fait.

          La nation est la seule choses constitué qui nous permet de nous défendre aujourd’hui face a la bourgeoisie/capital.
          Il y a des loi, des structure, des organisations etc

          Partant de là, a part la nation, qu’est ce qu’on a?

          Voila, c’est ca le truc, cela dit, ce qui fera toujours a minima (mais ce n’est pas rien) c’est pour les gens de gauche, ce n’est qu’une moyen, jamais une fin du fait de notre internationalisme.

    • non dit :

      On ne peut pas dire ca de mélenchon, c’est différent.

      Mélenchon est un acteur politique qui doit faire avec pas mal de paramètres pas toujours facile.

      Sont objectif est clair, essayer de jouer le rapport de force au niveau européen pour imposer notre vision, mais il sait très bien aussi que ca peut foirer et se passer autrement. (qu’il ne soit pas au pouvoir ou qu’il y soit).

      Dans ce cas, tu ne peux pas te battre contre une idée qui peut etre une solutions demain.

      Alors c’est pas facile et ca donne lieu parfois a des incompris ou des contradictions, mais ce fut, c’est et sera toujours.
      La politique et la vie ne sont pas toujours facile, ca demande des efforts, de dialogue de compréhension… (entre gens de gauche bien évidemment)

      Pour moi c’est du concret et ca permet de débatre de facon positive, loin des querelles de chappelle si néfaste a notre camps.

      Et d’ailleurs, si l’ont ne devait reconnaitre a mélenchon qu’une chose, ca serait au moins ca.

  13. leulier dit :

    Quelques remarques sans rapport entre elles :

    1) Je ne mettrais pas Nicolas Dupont-Aignan dans le même panier, pour moi il n’y a aucune confusion avec lui, il se prétend clairement de droite et il l’est (avec un bureau national de Debout la République qui comporte des membres qui discutent avec l’extrême-droite, et d’autres plus « gauche chevènementiste »). Il est par ailleurs intéressant de constater que bien que son programme économique soit plus à gauche que celui de François Hollande, il se prétende bien de droite. C’est dire si FH est de gauche.

    2) Sur la méthode pour remédier au problème, pour moi celle de beaucoup d’antifa est bonne dans la première phase et mauvaise dans sa deuxième :
    - repérer les militants sincères qui manque de discernement quant à leur sources : bien.
    - leur signaler : c’est là qu’il y a un problème de méthode. Faire admettre à quelqu’un que l’on ne connait pas qu’il a tort est déjà, de base, quelque chose de très difficile. Mais alors le faire publiquement (comme sur twitter), c’est peine perdu, et ça risque même de renforcer les gens dans leur confusion ! Dans le cas de militants sincères (pas de faux compte d’ED), la solution est pour moi de prendre les gens en privés, et de leur envoyer quelques articles pédagogiques (et pas trop long au début) sur Chouard/Soral/etc.

    3) Il ne faut pas confondre les idées et certains de leur porte-paroles et faire des procès en « extrême droitisation » à des militants de gauche quand ils portent des idées qui sont par ailleurs AUSSI portées par l’extrême-droite, dans une finalité complètement différente.

  14. Bonjour Précarité dit :

    Je vais faire un parallèle (hasardeux mais pourquoi pas ?) entre politique et psy.
    Tout cette confusion politique me fait penser à la psychiatrie, psychologie actuelle.
    Les repères classiques des structures névrose-psychose-états limite propres à la psychanalyse ont été mis de côté pour passer (je la fais courte) à l’étude des symptômes.
    Les personnes souffrant de troubles x ou y, etc, ne sont plus psychotiques maniaco-dépressifs, ils seraient par exemple "bi-polaires". (je passe sur les labo pharmaceutiques qui bossent main dans la main avec les comportementalistes).
    Or en faisant cela, en abandonnant la lecture structurelle, on abandonne la grille de lecture aux profits d’idées éparses (ou de symptômes).

    C’est là que je voulais faire un parallèle avec la politique. Ce que dit Romain B. juste avant que que (…) l’anarchisme, le trotskysme , etc sont des "écoles structurées par des pensées fortes".
    Les structures sont claires, les luttes sont cohérentes.

    L’époque est certes confuse, mais certains jouent à plaisir à brouiller les pistes!
    Chouard semble s’être fait lui-même; avec sûrement les limites de l’auto-formation.
    Sans structure politique claire, il devient une girouette idéologique (Dulahan a commenté très justement un Arrêt sur images et montrant comment il utilisait les différentes sources, sans réelle hiérarchie). Or, sans structure, point de fondations, tous les bons maçons vous le diront !
    Il faut informer, accompagner les personnes dans leurs réflexions, etc.
    Faire peut-être de l’éducation populaire politique ?

    • J’en suis arrivé à la même conclusion.

    • non dit :

      Yep, après effectivement faut arriver a faire ca de facon bien.
      Pas méprisante, par moralisatrice etc en faisant appelle a l’intelligence, la logique etc
      Seulement, il faut avoir du temps, de la patience et… etre sur que l’ont ne perd pas son temps avec un irrécupérable…

      Pas facile, c’est là que l’organisation politique et syndicale re prend toute sa pertinence si elle est capable de former politiquement.

      Le reste passe par le fait de remplir l’espace du web avec des sites simple qui vont au but etc comme dit en conclusion de l’article.

    • Alex dit :

      Je réponds un peu tard, mais faire du "confusionnisme" à propose de psychologie n’est pas très pertinent non plus et quand je lis ça : "je passe sur les labo pharmaceutiques qui bossent main dans la main avec les comportementalistes", alors je me marre un coup et puis je me dis que c’est vraiment trop facile de faire croire ça alors que toute la littérature de la psychologie comportementaliste précise bien que le but de leurs thérapies est de se passer de médocs dès que possible… Et puis, comme si les psychiatres psychanalystes ne prescrivaient jamais de médocs… la bonne blague! Enfin bref, il n’y rien de plus confusionniste, justement, que la psychanalyse.

  15. Ping : le point, virgule de merde | Politeeks

  16. Francoise Bellut dit :

    M. Asselineau a créé l’Union Populaire Républicaine le 25 mars 2007, seul et sans aucun soutien politique, financier ou médiatique. M. Pasqua, qui a formellement désapprouvé sa démarche, lui a refusé toute aide, mais a également tout fait pour le dissuader puis pour l’entraver.M. Asselineau n’a jamais fait l’objet de la moindre enquête judiciaire, ni à titre privé, ni à titre professionnel. Son nom n’a jamais été simplement même évoqué dans des « affaires » d’une quelconque personnalité politique. Cela est très rare, vous ne trouvez pas…

    • Peut-être. Et alors? Qu’est-ce que cela est censé prouver?

      • Francoise Bellut dit :

        François Asselineau a créé l’UPR pour en finir justement avec tous ces partis leurres, « souverainistes » de gauche ou de droite, qui trompent les Français comme lui même a été dupé lors de son passage au RPF. C’est parce que l’UPR est un parti droit et honnête, et parce que sa Charte fondatrice, rédigée par François Asselineau lui-même, est d’une clarté absolue sur les analyses et les propositions, qu’un nombre croissant de Français le rejoignent, et en particulier de nombreux citoyens électeurs de gauche. S’ils le font et s’ils y restent, c’est parce qu’ils ont pu constater, au jour le jour, que M. Asselineau mérite leur confiance.
        Il a l’étoffe d’un homme d’État qui se situe au-dessus du clivage droite-gauche et il possède au plus haut point les valeurs d’écoute, de souci de l’autre, de courage et d’intégrité politique et morale dont la France a besoin.

        • "Il a l’étoffe d’un homme d’État qui se situe au-dessus du clivage droite-gauche"… Ceci m’indique tout de suite qu’il n’est sûrement pas de gauche. A partir de là, la discussion va vite tourner court.

          • Francoise Bellut dit :

            La disparition de la séparation des activités bancaires (glass steagall) a été faite par la gauche. Jacques Delors. L’obligation d’emprunter aux banques privées a été faite par la droite . Georges Pompidou. Etre au dessus de la droite et de la gauche, ne me semble pas très difficile : l’argent doit nous servir, et non nous asservir. Les banques sont renflouées avec notre argent en plus… Dommage que la discussion tourne court si on émet ces faits réels (hélas).

            • non dit :

              Non, ca a été fait par des gens de droite se présentant de gauche, nuance.

              En dehors de ca il y a les rapports de force, la faiblesse humaine, la force du systeme, les compromis qui vont en compromissions…

              Et donc, non, personne n’est "au dessus" de la gauche ou de la droite, démagogie et blabla pour personnes faibles, crédules et incultes.

    • non dit :

      A conditions que cela veuille dire quoi que ce soit:
      On doit pouvoir dire la même chose de mélenchon et de la quasi totalité des communistes et autres personnes de cette gauche là.

      • Francoise Bellut dit :

        Vous écrivez "Non, ca a été fait par des gens de droite se présentant de gauche, nuance.En dehors de ca il y a les rapports de force, la faiblesse humaine, la force du systeme, les compromis qui vont en compromissions…
        Et donc, non, personne n’est "au dessus" de la gauche ou de la droite, démagogie et blabla pour personnes faibles, crédules et incultes." ==> il ne vous vient pas à l’idée que la suppression du glass steagall est pu être faite par des gens de gauche ? Et pourquoi donc ? Thomas SANKARA avait mis F. MITTERRAND au courant que la dette illégitime que subissait l es pays africains un jour toucherait aussi l’Europe…Rien n’a été fait pour aller dans son sens… T. SANKARA a été assassiné quelques semaines après….F. MITTERRAND avant de décéder à dit que nous étions en guerre, une guerre invisible face aux Etats Unis… Comment se fait il qu’aucun membre de gauche n’en parle…. ? Parce que tout simplement, la droite comme la gauche sont asservis à la finance et aux multinationales. Il n’y a pas de gauche actuellement au pouvoir… Peut être Benoit Hamon ?

  17. Wilhelm Reich dit :

    "Ou qu’un jeune socialiste avoue son scepticisme devant les récits des attaques du 11 septembre 2001"
    Est-ce à dire que tu crois qu’un avion est tombé sur le Pentagone ?
    Est-ce à dire que toute personne qui ne croit pas aveuglément la version officielle du gouvernement US est suspecte à tes yeux ?

    • Oui, je crois qu’un avion est tombé sur le Pentagone. Et même à la limite, je m’en fous.

      • non dit :

        Sauf qu’il ne s’agit pas de croire, les faits simplement les faits.

        En revanche, ceux qui croient (pour le coup c’est le bon terme) qu’il n’y en a pas eu ou qu’il y a eu autres choses, sont soit timbré, soit interessé, soit complètement con et gobent tout ce qui passe.

    • non dit :

      Ah, et ils sont passé ou les passagers de cet avion inexistant ne s’étant pas cracher au pantagone, mh?
      Sur une base secrete des martiens?

  18. Wilhelm Reich dit :

    "J’en viens d’ailleurs à un autre problème : l’inculture politique frappe non seulement les victimes de la rhétorique fascisante, mais aussi ceux qui s’échinent à la dénoncer. C’est ainsi que l’on voit fleurir ces derniers temps d’innombrables références au concept de « rouge-brun ». Je conteste l’existence même de ce concept. Soit on est rouge, soit on est brun."

    C’est donc toi qui est inculte : Wilhelm Reich a été le premier à faire une critique en ces termes et il est mort en 1957. Cela fait donc plus de 56 ans !
    "ces derniers temps" !!!!!!!!

  19. Francoise Bellut dit :

    Sinon, François Asselineau n’est ni souverainiste ni nationaliste. L’Union Populaire Républicaine est un mouvement de Libération Nationale ou un rassemblement Indépendant.
    La souveraineté nationale est inscrite dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16/12/1966. Souverainiste, populiste, les mots se terminant en "iste" sont souvent catalogués d’idéologie….
    sans oublier "populiste" employé à tort et à travers.

    • non dit :

      Oui oui, c’est ca, aller, on prend ses pilules et on retourne dans sa chambre sagement.

      • Francoise Bellut dit :

        c’est cela votre seul argument ?M’insulter ? Des faits ! contre l’Union Populaire Républicaine ! des faits et non des insultes.

        • non dit :

          Oui, d’ailleurs tiens, ta gueule.

          • Francoise Bellut dit :

            La caravane passe les chiens aboient….

          • voxcerap dit :

            Bonjour,

            Je constate que vous avez censuré ma réponse à ce fils de pute de "non" alors que mon injure ne faisait que répondre à la sienne.

            Ceci me laisse à penser que vous n’êtes vous même qu’une petite tantouze frustrée jouissant en l’occurrence abusivement d’un pouvoir microscopique.

            Vous pleurnichez en constatant que les idées de votre "camp" n’arrive pas à avoir le quart du dixième de l’audience de celles de l’extrême droite; mais avec un sectarisme de cet acabit, ce n’est pas demain la veille que ça changera.

            Morveux vous êtes; morveux vous resterez.

            Je vous encule bien profond,

            Voxcerap

            • J’ai censuré votre commentaire? Oui. Sur des motifs arbitraires? Oh que oui. Et vous savez quoi? Cela m’a fait grandement plaisir. Car vous êtes une raclure dégénérée, une saloperie qui ne mérite même pas de récurer un quelconque égout municipal. Mais je dois confesser quelque chose: lorsque je vois les immondices qui vous servent de prose, je me dis que justement, je ne suis pas assez sectaire.

  20. Ping : Discussion avec l’extrême droite |

  21. n1 dit :

    "Le confusionnisme est le fait d’appuyer des raisonnements de gauche par des raisonnements émis par des auteurs qui ne sont pas de gauche (et qui, pour la plupart, proviennent de l’extrême-droite). "

    Cette définition me semble assez bizarre. Qu’est-ce qui se passe si Marine le Pen fait une critique pertinente au niveau de la science économique ? On s’interdit alors d’utiliser le même argument sous prétexte que c’est elle qui l’a formulé la première à la TV ? Je crois que c’était Chevènement qui disait que si Marine le Pen disait qu’il faisait jour à midi, alors il serait d’accord avec elle. Il y a effectivement des raisonnements de droite et de gauche, mais il y a aussi plein de raisonnements qui sont neutres.

    Mettre le confusionnisme au niveau de l’étiquette qu’on attribue aux personnes, ça ressemble fortement à un argument ad hominem. Je pense pas que ce soit nécessaire car beaucoup des personnes que tu as cités ont des raisonnements typiquement de droite et/ou réactionnaires et il suffit tout simplement de les démystifier.

    Ce qui serait pas mal selon moi, ce serait un site de debunking (comme ceux sur le 11 septembre) autour de ces personnages et de leurs discours. Histoire que quand quelqu’un cherche des informations sur Asselineau ou Soral, il puisse facilement trouver des arguments démystifiant leurs discours. Il y a déjà des sites qui existent, mais y a rien de centralisé et collaboratif.

    • Je ne suis pas tout à fait d’accord. Le confusionnisme, c’est comme son nom l’indique, confondre sa gauche et sa droite; la question de la pertinence des opinions émises par la droite et reprise par certains à gauche est une question très différente, et même subsidiaire. Je m’explique: tout ce qu’ont dit Meyssan ou Chouard a été déjà énoncé par des auteurs véritablement de gauche (Chomsky, etc.). On peut donc citer ses arguments, à condition de faire attention à la cohérence de nos références. De plus, je rappelle que nous faisons de la rhétorique, et non pas de la logique; dans ces conditions, l’ad hominem a en partie sa place. C’est malheureux, mais c’est ainsi… Même s’il faut bien entendu faire preuve de discernement dans ce domaine.

      • n1 dit :

        Pour moi la confusion elle n’est pas dans le fait de piocher des raisonnements neutres chez des gens d’extrême-droite. Je n’ai aucune idée de ce que dit le Front National sur l’agriculture, mais j’imagine qu’on peut piocher dans ce qu’ils disent sur l’agriculture sans devenir un néofasciste. Ce qui selon ta définition serait du confusionnisme.

        Là où on confond la droite et la gauche à mon sens, c’est quand on commence à ingurgiter des raisonnements typiquement réactionnaires consciemment ou pas car Soral et compagnie ont brouillé les repères.

        • Je réitère: la confusion c’est d’utiliser des raisonnements, quels qu’ils soient, sans savoir d’où ils viennent. Comme je l’ai dit, la question de la validité du raisonnement est différente.

          • n1 dit :

            Si le confusionnisme c’est confondre sa droite et sa gauche et que je reprends un raisonnement qui n’est ni de gauche ni de droite émis par quelqu’un d’extrême droite, alors je ne fais aucune confusion idéologique entre la droite et la gauche…

            En postulant que ce que dit Soral sur la candidature de Paris aux JO de 2024 n’est ni étiqueté à droite, ni étiqueté à gauche et que je reprends son argumentaire sans le savoir, concrètement en quoi est-ce que j’aurais confondu la droite et la gauche ?

            En parlant de droite et gauche, je trouve bizarre que tu parles de "sa droite" et "sa gauche". Si les concepts de droite et de gauche sont subjectifs au niveau de chaque individu, alors tu n’as aucune légitimité à dire que quelqu’un confond sa droite et sa gauche puisqu’il se peut très bien que ce qu’il entend par droite/gauche n’a rien à voir avec ce que toi tu entends par ces termes.

            Après t’as tout fait le droit de définir le concept de confusionnisme de la manière que tu veux, mais à mon avis ta définition le rend peu pertinent puisque ça revient à faire des procès en sorcellerie.

            • On tourne en rond depuis déjà plusieurs messages… Quant à la subjectivité, c’est un autre débat, très glissant d’ailleurs. On pourrait dire, à partir de tes mêmes arguments, que la gauche et la droite n’existent tout simplement pas, puisque leur définition varie selon chacun.

            • n1 dit :

              "On tourne en rond depuis déjà plusieurs messages…"
              Tu as soutenu que c’est confondre sa droite et sa gauche. Est-ce que tu peux me dire dans mon exemple hypothétique sur Soral et les JO de 2024 où est la confusion entre droite et gauche ?

              "On pourrait dire, à partir de tes mêmes arguments, que la gauche et la droite n’existent tout simplement pas, puisque leur définition varie selon chacun."
              Et bien montre-moi ce raisonnement, car je vois pas comment tu articulerais ça avec ce que j’ai dit. Je pense que les concepts de droite et gauche ont une certaine contenance objective pour un espace spatio-temporel donné.

            • Je t’ai dit et répété que la validité du raisonnement n’entre pas en ligne de compte! Oui, Soral, Hitler, Mussolini, Pinochet, Videla, Franco, Alexandre VI Borgia ou Torquemada ont dit des choses qui sont objectivement vraies et vérifiables. Oui, disqualifier une opinion selon son auteur est un raisonnement para-logique et fallacieux. Seulement, et il me semble l’avoir dit plusieurs fois, nous ne faisons pas de la logique, nous faisons de la rhétorique, ce qui nous impose la cohérence de nos références. Tu veux citer Soral sur un point qui te semble légitime? D’accord. Mais il ne faudra pas t’étonner que certains le citent sur d’autres points qui ne te satisferont pas. Après tout, c’est aussi leur vision de la gauche. Moi je dis qu’il ne faut jamais se rapprocher de ce genre d’opinions, quelle que soit leur valeur intrinsèque.

            • n1 dit :

              Je vois que tu réponds à côté de la plaque. L’exemple hypothétique sur Soral tombait sous le coup de confusionnisme, or je vois pas où est la confusion entre la droite et la gauche là-dedans. D’ailleurs la validité du raisonnement n’avait rien à voir dans cet exemple hypothétique, l’argumentaire de Soral sur les JO pourrait très bien être faux.

              Tu as soutenu qu’on pouvait déduire certaines choses de mes propos. Je t’ai demandé de me le prouver, à ce que je sache la charge de la preuve était de ton côté pour le coup. Tu préfères ignorer ma demande, j’en déduis que je me suis trompé de blog…

              À bon entendeur, salut !

            • Tu me parles de charge de la preuve? Le code de procédure civile s’appliquerait-il donc ici? Au vu de tes réponses, je me demande aussi pourquoi je me suis lancé dans le débat.

              A l’inverse de toi, je ne te salue pas.

  22. non dit :

    Tiens, a propos de la frontière entre lutte juste/dénonciation de dérrives, facho etc et procès en sorcelerie, des exemples qui parlent je crois:

    Il ne viendrait pas a l’idée d’accuser les Todd, Lordon, Sapir, Friot… de ce genre de choses.
    POURTANT!
    Certaines de leurs idées sont communes avec l’ED, so what?

    Mais parce que de tout temps la caractéristique principal du fascisme de base c’est de racler tout ce qui passe dès que ca peut lui rapporter quelque chose.
    Aujourd’hui le FN "est antilibéral" quand hier le père pen serrait la paluche de reagan et plus encore, même récemment ils ne peuvent s’empecher de lecher Tatcher…
    etc etc

    C’est là qu’on a de quoi pas tomber dans la crétinerie que certains ont tendance a pratiquer.
    Il y a moyen de savoir si une personne est honnete globalement, d’avoir des faits pour appuyer le tout et de voir si elle ne souffre pas tout simplement de se faire pomper allègrement par les démago.

    Et là, on est bien loin de chouard… qui n’a plus grand chose pour lui.

  23. saian dit :

    Moué moué moué, le problème c’est le confusionnisme. Moi qui croyais que le problème c’est ce système capitaliste ultra libéral dans lequel la recherche du profit à tout prix est le moteur de tout le reste et dont on ne peut même plus suivre le compte de ses dérives tellement elles sont nombreuses.

    Je ne vois personnellement aucun problème à apprécier ce que peut dire un Chouard ou un Collon et à voter FDG. A mon avis c’est ailleurs que vous devriez chercher le problème.

    Chouard et consorts sont de notoriété publique dans la remise en question du système en place et de tous ses excès.

    Notre système arrive à bout de souffle et il est temps de mettre en place quelque chose de radicalement nouveau type économie basée sur les ressources (allez voir The Venus Project si ça ne vous dit rien). Et ce n’est pas en cherchant à tout prix à ramener les moutons dans l’enclos et en leur expliquant comment ils doivent penser qu’on y arrivera.

    • Ce n’est pas parce que quelqu’un est anti-capitaliste qu’il est de notre côté, désolé. Il y a des anticapitalistes au FN (et il y en a toujours eu). Doit-on discuter avec eux pour autant? Pareil pour Meyssan et Dupont-Aignan.

      • saian dit :

        J’ai jamais dit qu’être anticapitaliste c’était être de gauche. L’humain gagnerait à sortir de ses clivages et à construire un monde ou chacun ait sa place. Et qu’est ce qui nous en empêche aujourd’hui si ce n’est schématiquement ces 1% qui détiennent tout pouvoir et qui n’ont aucune intention de remettre en cause leurs dogmes destructeurs et ces querelles de clochers sans intérêt.
        Je n’ai pas vraiment suivi Meyssan ou Dupont-Aignan mais pour ce qui est de Chouard ou Collon je n’ai rien vu d’autre que des hommes qui dénoncent la propagande et les excès de nos chères démocraties et cherchent à remettre l’humain au centre de la réflexion.
        C’était d’ailleurs le slogan du FDG à la dernière présidentiel : l’humain d’abord.
        Je trouve que vous allez vite en besogne en mettant tout ce monde dans le même sac et en nous expliquant que nous sommes de pauvres hères en pleine confusion.

        • Alors si "sortir de ses clivages" c’est d’invalider la division entre droite et gauche, je m’y refuse. Les clivages ont souvent un sens. Je n’ai rien à voir avec un anticapitaliste de droite, que ce soit sur les références, les conséquences ou les solutions à adopter. Seul le constat est commun, et encore.

          Tout comme la fameuse rhétorique des 1%. Ce n’est pas les 1% les plus riches qui posent problème, mais la bourgeoisie dans son ensemble. Ce n’est pas une question de chiffre, mais de nature: tant que ceux qui possèdent les moyens de production resteront les mêmes, le système fonctionnera de la même façon.

          • saian dit :

            L’idée n’est pas d’invalider les différences, elles sont bien réelles. L’idée c’est plutôt de regarder de façon pragmatique notre monde et d’en faire le constat que c’est notre système économique qui crée les clivages, les inégalités, les comportements antidémocratiques et égoïstes, la corruption, la rareté, les famines, la pollution, les guerres, etc, etc.
            Et ensuite de réfléchir à quel système permettrait d’éviter tout ça.
            Et pour ce qui est des solutions qui y mettraient réellement un terme, pour moi on en est encore loin que ce soit de l’extrême gauche à l’extrême droite.
            Par contre quand je regarde l’idée d’économie basée sur les ressources qui n’est défendue par aucun parti, là je me dis clairement qu’on tient le bon bout. C’est une vision qui va bien plus loin que n’importe quel discours politique partisan et il serait bon de pouvoir en parler avec tout le monde quel que soit son bord.

  24. saian dit :

    J’ai jamais dit qu’être anticapitaliste c’était être de gauche. L’humain gagnerait à sortir de ses clivages et à construire un monde ou chacun ait sa place. Et qu’est ce qui nous en empêche aujourd’hui si ce n’est schématiquement ces 1% qui détiennent tout pouvoir et qui n’ont aucune intention de remettre en cause leurs dogmes destructeurs et ces querelles de clochers sans intérêt.
    Je n’ai pas vraiment suivi Meyssan ou Dupont-Aignan mais pour ce qui est de Chouard ou Collon je n’ai rien vu d’autre que des hommes qui dénoncent la propagande et les excès de nos chères démocraties et cherchent à remettre l’humain au centre de la réflexion.
    C’était d’ailleurs le slogan du FDG à la dernière présidentiel : l’humain d’abord.
    Je trouve que vous allez vite en besogne en mettant tout ce monde dans le même sac et en nous expliquant que nous sommes de pauvres hères en pleine confusion.

  25. Willden dit :

    Plutot amusant cet article qui sans meme faire alusion au ps ou a l’ump parle de confusion….
    soit on est de droite soit de gauche et ne pouvons en aucun cas avoir des idées de droite et de gauche sous peine de "confusion des genres" je suppose…. prendre des exemples uniquement sur les extremes demontre ou s’apparente plus a une chasse aux sorcieres deguisé…. pour autant cet article ne parle de DSK/Lagarde ou ne parle de ‘confusion" de la part du FMI qui pour remplacer l’un engage l’autre, ni meme de confusion entre le PS et l’UMP appeller pourtant courament UMPS par une grande partie du peuple français…. peu importe a l’auteur que ces 40 dernieres année la politique suivi soit plus ou moins la meme peu importe le parti au pouvoir puisque ceux ci suivent la meme voie….. si ce n’est du "confusionnisme" comment appeler cela ???
    Defendre l’etre humain et defendre sa patrie deviens pour ainsi dire une heresie la notion de "Patrie" etant une idée de droite voire meme de l’extreme droite a en lire l’auteur et defendre l’etre humain serait plutot de gauche voir meme de son extreme….

    • Bel exemple de confusionnisme, tiens: l’UMPS, c’est clairement du vocabulaire d’extrême-droite.

      Et sinon, le fait que la droite et la gauche fassent peu ou prou la même politique est un constat qui a déjà été fait depuis plus de cent cinquante ans, par deux types: Marx et Engels…

  26. Willden dit :

    ça me rassure tout de meme que de savoir le confusionnisme totalement integré dans les deux courants politiques majoritaires et cela depuis Marx ou Engels…… aujourdhui d’ailleurs ils en ont une telle maitrise qu’on pourrai meme appeller ça "l’Ilusionnisme’…… confusionnisme pourrait aussi etre clairement signifier sous l’ere Mitterand et ces "charters de retour" ou sous Sarkozy et ces roms puisque finalement le FN semble etre toujours le "confusionneur" et que pour quelques electeurs de plus la droite la gauche et son extreme n’hesite pas a une con fusion

  27. Krbktine dit :

    Je regrette de ne pas avoir lu cet article jusqu’au bout la première fois, car je m’aperçois que tu parviens que l’on parvient à peu près aux mêmes conclusions sur la manière de lutter contre ce que tu appelles ici "confusionnisme".

    Cela étant dit, les notions de "confusionnisme" et de "déviationnisme" posent pour moi tout un tas de problèmes, le premier et le plus grand étant de sous-entendre qu’il n’y a qu’une seule vraie doctrine marxiste dont les autres sont des formes dégénérées. Or cela non seulement nous ramène aux heures sombres du stalinisme quand la moindre divergence par rapport au "diamat" était considérée comme une trahison de l’idéal vrai du marxisme-léninisme, mais nous fait faire aussi un bond de 200 ans en arrière concernant la méthode même de l’analyse marxiste, laquelle est justement dialectique et implique que le réel est toujours un mélange contradictoire de tendances opposées. Dire donc comme tu le fais qu’il n’y a que les rouges d’un côté et les bruns de l’autre au nom de la "logique aristotelicienne pure" (ce sont tes mots) revient à réaffirmer le principe de non-contradiction que le marxisme avait précisément contribué à remettre en cause.

    La pensée binaire (droite/gauche, nationaliste/internationaliste, totalitaire/libertaire, individualisme/collectivisme, etc.) c’est bien pour te rassurer quand t’as pas de repères, mais dans la réalité il est très rare que ces tendances se manifestent de manière "pure", et dans les faits la plupart des individus ou des sociétés intègrent toujours les deux côtés à la fois dans des proportions variables.

    Enfin, la pensée binaire sert précisément à empêcher ce qui est le plus nécessaire dans les cas de "confusionnisme" : l’analyse critique de ce qui est bon et de ce qui est à rejeter dans les pensées concernées. Car si un militant de gauche sincère y trouve du bon chez Soral ou chez Asselineau, il faut en conclure ou bien qu’il est con (et qu’implicitement toi qui le juges t’es plus intelligent que lui), ou bien qu’il a trouvé quelque chose d’intéressant et de juste chez lui qu’il ne trouve peut-être pas ailleurs (ce qui ne veut pas dire qu’il l’approuve dans sa totalité). Si l’on rejette la première option, la seule façon d’empêcher tout "confusionnisme" c’est de discuter avec lui afin de vérifier s’il sait détacher du programme de son gourou privilégié les éléments vrais et rejeter ceux qui s’éloignent de la vérité.
    Malheureusement on fait rarement ce travail, un peu par paresse intellectuelle un peu par orgueil personnel, une certaine partie des militants d’ultra-gauche se considérant en effet comme des experts ou des missionnaires de la révolution et regardant avec un profond mépris tous ceux qui n’ont pas atteint leur niveau de conscience de classe (parce qu’ils n’ont pas organisé une grève, parce qu’ils n’ont pas cassé du faf, bref parce qu’ils ne se sont pas confrontés à la véritable réalité vraie comme eux). Leur paternalisme/machisme à peine déguisé est probablement ce qu’il y a de plus nuisible quand il s’agit de rallier les hésitants à notre cause. Mais ce n’est probablement pas leur but…

  28. King Flo dit :

    Il aurait été de bon aloi, déjà, de dire que Soral et Asselineau ne peuvent pas se voir en peinture. D’ailleurs, contrairement aux propos saucés d’anticonspirationnisme primaire qui fantasment sur des machinations d’extrême-droite tapies dans la nuit- qui sont du même niveau que certains crétins avec leurs Illuminatis, ou pour certains " drôles" c’est le fameux complot judéo-maçonnique, il faut savoir que dans la Dissidence ( terme qui vous a peut-être échappé) la plupart des leaders ( ou enfin ceux qui se mettent en avant) se regardent en chien de faïence et je ne parle pas des clashs sur Internet entre leurs groupies qui essaient de répandre des cultes de la personnalité.

    Deuxio, là où vous êtes un peu biaisé, voir malhonnête, c’est que maints hommes d’état se sont mis au-delà des clivages. Mendès-France, de gauche faut-il le rappeler, plaçait l’Etat au-dessus de tout. Jospin, qu’on l’aime ou pas, était un homme d’état. Les preneurs de décisions ont parfois risqué leurs places parce qu’ils allaient prendre une décision allant au-contraire des clameurs du peuple.

    On appelle ça l’impératif de réalité. Autant François Asselineau, outre son égo, a raison sur ce qu’est en train de devenir l’Union Européenne: une entité décharnée soumise aux lobbys. Si on est d’accord que Soral délire grave quant il est question de certains sujets, et je ne parle même pas de son acolyte à Marseille qui voit Satan de partout. Ni d’Hillard pour qui les populations non-catholiques, après prise de pouvoir, auraient le choix entre la conversion ou l’exil, il y a parfois aussi des individus au sein de cette " Dissidence " qui sont intéressants et ne véhiculent pas obligatoirement des messages pleins de haine- comme peuvent le faire certains antifas ou certains prOches de l’ex-Troisième Voie.

    Cordialement

  29. Ping : Premier anniversaire | Socialisme critique

  30. Jack dit :

    Le confusionnisme est né du progressiste qui tombe pourtant d’accord avec le capitaliste : il faut avant toute chose, respecter "les principes économiques". Les considérations simplement humanitaires se voient donc balayées : la logique utilitaire – la logique économique – l’emporte sur la détresse d’un être humain. Le partisan de l’entreprise capitaliste et l’inventeur d’un nouvel âge d’or sont ainsi en parfait accord. La droite et la gauche on toutes deux accepté les mêmes normes de conduite effrayantes et inhumaines.
    Nous nous trouvons entre un capitalisme qui "marchandise" jusqu’à l’être humain et le progressiste sacrifie l’homme au profit du soit disant ensemble et d’un avenir radieux. Tout deux bafoue le sens du vivant, de la vie vivante.
    +

  31. Themistocle dit :

    Bonjour,

    J’ai une question à poser à l’auteur de l’article ou quelqu’un partageant son point de vue. Je suis un militant de gauche, de gauche radicale, et je doute très fortement de la version. Est-ce contradictoire? Quelle contradiction y a-t-il entre remettre en cause ce que disent 1) un président génocidaire 2) des médias financés par les riches, et être de gauche? Pouvez-vous m’expliquer cela s’il vous plaît? Ne trouvez-vous pas bizarre, au contraire, pour des militants de GAUCHE, d’avoir les mêmes opinions à ce sujet que les médias mainstream?!

    Je ne suis pas d’accord avec l’essentiel de l’article, c’est-à-dire un parallèle entre l’émergence des "confusionnistes" (mot totalement à revoir) et la généralisation de la dépolitisation.
    Lisez l’article de Frédéric Lordon (économiste de gauche s’il en est)sur les complots. Il y a deux erreurs à ne pas commettre concernant les complots: 1) n’en voir aucun; 2) expliquer le monde exclusivement par les complots (ce que font certains). Il y A des complots, il y en a toujours eu écoutez ou lisez des historiens de gauche comme Henri Guillemin, Annie Lacroix-Riz ou Howard Zinn: ils vous expliquerons comment, à toutes époques, les plus riches se sont concertés entre eux pour asseoir leur domination; ce n’est pas du complotisme, c’est du marxisme! Lisez la lutte des classes en France de Karl Marx qui, livre qui, si il n’était pas de Karl Marx, serait étiqueté "complotiste".

    Enfin, aujourd’hui, la bourgeoisie s’est mondialisée. Celui qui menace l’égalité, ce n’est plus le petit patron français, c’est le banquier de Wall Street, le ponte de la Banque Centrale Européenne. C’est pourquoi des personnalités étiquetées "à droite" comme NDA ou Asselineau ont des idées qui convergent très fortement avec les gens de gauche: sortir de l’U€, refuser d’écouter les injonctions de la BCE, est REVOLUTIONNAIRE en soi.

    • Premièrement: de quelle version parlez-vous? De quel président génocidaire? George W. Bush?

      Deuxièmement: quel est le rapport entre le marxisme et la théorie du complot telle qu’elle existe dans le cas du 11 septembre?

      Troisièmement: Marine Le Pen aussi, demande le retrait de l’UE et la résistance à la BCE, d’une manière peut-être encore plus véhémente que Dupont-Aignan ou Asselineau. Doit-on se rapprocher d’elle pour autant?

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